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Ginger Cat Power : la curieuse présence du chat roux dans le cinéma

Quand j’ai découvert avec joie les gifs célébrant la journée mondiale du chat il y a quelques jours, je me suis posé cette question, qui m’échaude depuis un certain temps : pourquoi le chat roux est omniprésent au cinéma ? D’où vient un tel engouement pour le chat roux ? Qu’a-t-il de plus par rapport au noir, blanc, gris, etc… Y a-t-il une symbolique du chat qui m’a échappé depuis mes années de cinématographie ? Un tour du côté d’Internet m’amène à une conclusion : le chat roux est présent, certes, mais sans explication concrète. Effet de mode ou choix réfléchi ? Où se cache la mafia des chats roux ?

Un chat commun

Faisons les comptes et tentons une hypothèse : le chat roux serait-il plus intelligent que les autres ? (Réaction immédiate de ma mère : « Donc tu es en train de dire que notre chat noir et blanc est idiot ?! » accompagné d’un regard accusateur…)

Au cinéma, il y a bon nombre de chats roux qui tiennent le rôle principal. Du côté de l’animation, O’Malley dans Les Aristochats (Wolfgang Reitherman, 1970) est le sauveur et le guide de Duchesse et ses enfants. En images réelles, le chat roux reçoit un traitement particulier. Ce qui frappe le plus, dans la liste énoncée par Eric Vernay pour Slate, c’est qu’il y a un rapport évident et particulier entre l’être humain et le chat roux. Dans Diamants sur canapé (Blake Edwards, 1961), le chat est le catalyseur d’un happy-ending sous la pluie. Le chat roux est un chat qu’on cherche, qu’on veut garder près de soi et auquel on parle, comme le Jones de Ripley dans Alien (Ridley Scott, 1979). Le chat roux est poursuivi par un chanteur folk dans Inside Llewyn Davis (Ethan & Joel Coen, 2013). Le chat roux est donc un personnage important.

Cas d’école retentissant : l’affaire Hunger Games, rapporté par Première. Dans le premier volet de l’adaptation cinématographique (réalisé par Gary Ross en 2012), le petit Buttercup qui appartient à la sœur de Katniss, est noir et blanc. Dans le deuxième (Embrasement, Francis Lawrence, 2013), il est devenu… roux. La raison : respecter la description du livre de Suzanne Collins (qui indiquait ‘couleur courge pourrie’ (ceci dit une courge très pourrie peut être noire)). Étrangement, ce chat ne présente aucun intérêt lors du premier film. Cependant, dans le troisième volet (La Révolte, partie 1, Francis Lawrence, 2014), il est sauvé in extremis par Katniss (et sous la pluie, encore une fois). Comme si sa robe avait donné de l’importance à son personnage. Coïncidence ?

L’article d’Eric Vernay arrive à la conclusion que le chat roux est plus présent à l’écran car cette race est très répandue aux Etats-Unis, ce qui permet aux dresseurs d’utiliser plusieurs chats pour les prises de vue, et parce qu’il est plus photogénique. Cette réponse n’est pas satisfaisante pour les détectives à moustaches que nous sommes. Pourquoi un chat serait-il plus photogénique en roux ? Je peux comprendre qu’un angora qui laisse traîner des touffes de poils sur le plateau de tournage n’enchante pas les scriptes. Mais que le chat roux soit aussi commun au point d’envahir bon nombre d’écrans, ça me paraît un peu gros, un peu fort de chat-fé.

Lassé de cette question sans réponse, je me suis tourné vers un art qui a donné ses lettres de noblesse au chat roux : la bande-dessinée. Outre-Atlantique, la grande mascotte des chats roux est bien évidemment Garfield (de Jim Davis). Paresseux, accroc aux lasagnes, mesquin. Il est l’incarnation même du chat/homme, comme si le comportement félin était expliqué par un caractère profondément misanthrope. Il y a également eu Heathcliff, le chat roux de George Gately qui a connu le succès en animation. En France, il s’appelait Isidore et il menait la bande des Entrechats dans les années 1990. Heathcliff/Isidore est débrouillard, malin, encore une fois. Cette vision du chat roux supérieur à l’homme dans le cinéma ne vient-elle pas de ces anti-héros de la bd ?

Au fil de mes recherches, je tombe finalement sur cet article de Michael Tedder pour Esquire. À la traditionnelle liste des meilleurs chats au cinéma, il ajoute un paragraphe sur la signification et la symbolique du chat. Je me rends donc compte d’une évidence : le chat roux donne en fait un indice sur le profil sociologique du personnage et sur la symbolique au film. Évidemment, c’était simple comme (chat-)chou.

Un chat-gavroche

Reprenons donc notre étude. Si le chat roux est très présent dans les films, c’est parce qu’il est l’incarnation du cadre de vie modeste. Sa présence est un rappel d’un désir de vie moyenne et calme. Ripley dans Alien aurait peut-être préféré rester sur Terre avec Jones. Le chat roux, témoin du couple de Gone Girl (David Fincher, 2014), n’est ici que pour rappeler leur fantasme de vie rangée et parfaite.

Par extension, le chat roux est débrouillard et a un petit côté gavroche. Le cas ultime : le dessin-animé Oliver et Compagnie (George Scribner, 1988), qui suit les aventures d’un petit chat roux abandonné dans les rues de New-York, récupéré par une bande de chiens errants. Et je ne le cite pas seulement parce qu’il fait partie des films que je regardais en boucle il y a 10 ans.

Le profil sociologique du chat roux se dessine peu à peu. Le chat roux est populaire, roublard lorsqu’il est en solo, signe d’amour simple dans un couple ou une famille. On peut maintenant y opposer facilement d’autres espèces. Le chat blanc et touffu est le signe de l’aristocratie (sans aucun doute, Duchesse dans Les Aristochats). Par extension, ce signe de supériorité est parfois traduit par de la flemme (Snowbell dans Stuart Little de Rob Minkoff en 1999). Les siamois/angoras, quant à eux sont plutôt utilisés pour leur côté féminin très à la mode dans les années 1990. L’évidence est Sassy, petite chatte qui fait partie de L’Incroyable Voyage (Duwayne Dunham, 1993). Il y a bien sûr les siamois de La Belle et le Clochard (Clyde Geronimi, Wilfred Jackson, Hamilton Luske, 1955), mais également, du côté de la comédie grotesque, le chat très propre de Mon Beau-Père et moi (Jay Roach, 2000), déjà cité par la très riche vidéo de Blow-Up.

Enfin, on peut associer le chat noir et blanc avec l’enfance, l’innocence. C’est le Figaro ingénu de Pinocchio (Hamilton Luske & Ben Sharpsteen, 1940) quand il a peur du poisson. C’est Kadzookey, le chat fluffy d’Ashley (Elizabeth Moss), signe d’une relation qui reste dans un rapport enfantin avec l’insupportable Philip (incarné par le génial Jason Schwartzman) dans Listen Up Philip d’Alex Ross Perry (2014).

Concernant le chat noir, inutile de préciser qu’une autre enquête serait nécessaire pour démêler tous ses champs d’interprétation.

Le chat roux n’est donc pas plus intelligent, il n’est qu’une extension sauvage et poilue des sentiments du personnage. Dommage pour moi, je ne pourrai pas crâner devant devant ma mère et lui prouver que le chat familial est bête.

Le meilleur exemple, comme l’a dit Blow-Up, reste encore Breakfast at Tiffany’s. Ce chat sans nom, sans objectif est l’alter ego de Holly Golightly. Et ce n’est pas pour rien qu’on décrit souvent Audrey Hepburn comme un chat (voire un chat noir dans Sabrina, mais c’est une autre histoire). À noter cependant que la fin du film est inventée de toutes pièces. En effet, dans la nouvelle de Truman Capote, Holly ne retrouve pas son chat, qu’elle a chassé dans un accès de colère dans les rues de Chinatown. D’ailleurs, dans la version originale, le chat n’est pas décrit comme un ‘orange tabby’, l’appellation commune de ce type de chat, mais plutôt comme ‘red and fluffy’. Un chat rouge et touffu. Une vision encore plus poétique de la femme-chat, qui donnerait presque envie d’aller traîner dans un cinéma à chats.

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Source : Tumblr, Garfield Wiki, Wiffle Gif

Macadam Baby, le provincial poissard

Tribulations d’un jeune provincial amoureux dans un Paris stéréotypé. Malgré ses personnages attachants, ce film cache difficilement ses erreurs scénaristiques, et son manque de rythme, que le format du court-métrage aurait peut-être mieux desservis.

macadamThomas est un jeune étudiant en philosophie qui habite avec ses parents dans le Nord-Pas-de-Calais. Il part seul à Paris avec un manuscrit, Gnothi Seauton, et l’espoir de le faire publier chez un éditeur et ami de son père. À un bar, il sympathise avec Julie, dont il tombe amoureux. Celle-ci s’enfuie et vole son argent dans son dos. Thomas retrouve son frère Grégoire avec difficulté : ce-dernier avait ignoré ses appels et ses messages. Il accepte de lui faire une place là où il habite, chez la grand-mère de son ami Jérémy, avec Marco, un autre ami. Comme Jérémy ramène une fille différente par nuit, il se retrouve un soir avec Julie, à la surprise de Thomas.

Pour son premier long métrage, Patrick Bossard a choisi une histoire prétendument inspirée de faits réels. Pourtant, la première impression qui s’en dégage semble bien loin de la réalité. Ne serait-ce que Thomas, le jeune héros étudiant de philosophie, qui débarque à Paris plein d’illusions. Les clichés sur le provincial qui ne connaît pas la cruauté de la capitale ne sont pas épargnés, tout comme ceux du jeune écrivain qui ignore le fonctionnement des maisons d’éditions. Le plus énorme réside encore dans le comportement de son frère et ses amis, qui vivent de plans foireux et comptent leurs salaires en centimes, mais n’hésitent pas à tout plaquer pour rassembler une somme faramineuse pour une jeune fille qu’ils ne connaissent que très peu.

macadam-babyySi l’ensemble se veut réaliste, tout sonne faux. La gestion des personnages secondaires, qui aurait pu apporter une respiration comique par rapport à l’histoire principale assez sombre, a elle aussi été négligée. Quand Grégoire, Jérémy et Marco se déguisent en pères Noël en pleine rue pour proposer des photos, ils ne prennent pas le temps de croire à leur canular : les trois courent presque après les passants pour leur demander une pièce, portent leurs barbes blanches à moitié avant d’être embarqués par la police. Ce film révèle ses effets avant même de les utiliser, comme une caméra cachée qui aurait un cadreur à découvert. De ce fait, l’évolution de Thomas n’est ni attendrissante, ni révoltante. De plus, lors de l’épilogue, elle n’a pas l’air d’avoir changé, puisque Thomas ne pense qu’à retrouver Julie. Un film réel, peut-être, mais très peu réaliste.

Crédits photos : Kanibal Films Distribution

POTTER WORLD : J. K. Rowling scénariste pour la Warner

Deux ans après la diffusion du dernier épisode des aventures d’Harry Potter sur grand écran (Harry Potter et les reliques de la mort, Partie 2), Warner Bros vient d’annoncer la mise en chantier d’une nouvelle série, écrite par J. K. Rowling, et qui se déroulera dans le même monde enchanteur.

Amis Moldus, que la Bièraubeurre coule à flots !

05.wir.skyrock.netLa Pottermania a encore quelques beaux jours devant elle. Kevin Tsujihara, PDG de Warner Bros, vient peut-être d’illuminer le quotidien de ces aficionados, à peine sortis du marathon Harry Potter au Grand Rex le week-end dernier.

La bonne nouvelle, donc, c’est l’annonce d’un nouveau projet qui aura pour décor le monde de la sorcellerie qu’a connu Harry. Cette série est cependant basée sur des manuels d’école, le premier étant Les Animaux Fantastiques. Pour ceux qui s’en souviennent, il s’agit de petits ouvrages, un rouge et un vert (sur le Quidditch à travers les âges), assez peu épais, mais qui donnaient plus d’informations sur le monde d’Harry Potter et son histoire.

La sortie de tels ouvrages en 2001 avait été en fait le fruit d’une association avec une action caritative au Royaume-Uni. Mais à vrai dire, le véritable intérêt de ces ouvrages se résumait aux tags qui les ornaient. En effet, en véritables élèves peu respectueux du matériel, Harry, Ron et Hermione se sont amusés à écrire des petits mots sur les deux ouvrages, rendant le texte sec et didactique assez amusant.

06.wir.skyrock.netJ. K. Rowling confirme cependant qu’il s’agira bien d’une histoire concentrée non pas sur Harry, mais sur l’auteur fictif, Newt Scamander :

Bien que Les Animaux Fantastiques se déroule au sein de la communauté internationale des sorcières et sorciers dans laquelle j’ai été heureuse pendant dix-sept années, il ne s’agira ni d’un prequel, ni d’une suite à la série Harry Potter, mais une extension de ce monde enchanteur. Les lois et mœurs de cette société magique et secrète ne surprendront pas ceux qui ont lu ou vu Harry Potter, mais l’histoire de Newt commencera à New-York, dix-sept ans avant la naissance de Harry.

L’empire Harry Potter avait été estimé en 2011, avant donc la sortie en DVD du dernier opus et l’ouverture du Potter Tours à proximité de Londres, à près de 21 milliards de dollars. Une version en jeux-vidéo est également en chantier, tandis qu’un projet d’adaptation d’Une place à prendre à la télévision prendrait forme. À croire que J. K. Rowling manie le sort de l’Expelliarmus comme personne.

Crédits photos : The UK Premiere of ‘Harry Potter And The Deathly Hallows: Part 2’ – PacificCoastNews.com ; Visuels éditions Gallimard – HP666.skyrock.com

Source : Warner Bros. Partners With J.K. Rowling on ‘Harry Potter’-Inspired Film Series, The Hollywood Reporter (lien)

CANNES 2013 : Tautou ouvre à tâtons les festivités

Rite de passage obligatoire du festival de la Côte d’Azur, la cérémonie d’ouverture a donné le ton pour cette saison. La palme sera pluvieuse, enfantine, tournée vers le passé, ou ne sera pas.

DicaprioL’éternel retour, cette sensation à la fois rassurante et ennuyeuse, nous envahit avant les premières images de la cérémonie. Avalanche de photographes sur frimousses connues, balais endimanchés et regards complices le long d’une carpette pourpre. Le rituel annuel de l’ouverture de Cannes est fin prêt, et avant même de nous éveiller avec sa sélection, il nous endort légèrement.

Soudain, une figure se détache de la masse applaudissante, une Audrey Tautou, coupe à la garçonne et robe blanche légère. Incarnation du paradoxe Cannois, entre le glamour scintillant et l’innocence candide de celle qui a déjà remis la palme en 2012. Ce glamour presque clinquant a été mis sous le signe du superflus assumé : Gatsby le Magnifique y est projeté en tant qu’ouverture du festival. Leonardo Dicaprio et Amitabh Bachchahn prononcent eux-mêmes les fatidiques mots d’ouverture.

Pour sa 66ème édition, le festival porte un regard plus qu’envieux sur son passé, sans crise financière mais avec scandales palmés. Le président du jury, Steven Spielberg, a reçu une standing ovation avant même d’avoir prononcé quelques mots en français. Remercié par une foule alors qu’il n’a pas encore commencé son marathon des vingt films à voir en dix jours.

CannesLe marché du film de cette année n’a pourtant rien d’une situation de crise : plus de 4400 films y seront présentés, soit autant qu’en 2012 et plus que les 4000 de 2010. Tandis qu’Audrey Tautou nous raconte sa rencontre avec E.T. du haut de ses cinq ans, plusieurs discours se mélangent avec le sien : Mélanie Laurent qui avouait préférer se faufiler au dernier rang de cette salle plutôt que de réviser son bac, Cécile de France qui transformait l’équipe technique en super-héros.

Non, cette année, ce qui compte, c’est le souvenir. Souvenir de La Couleur Pourpre chanté sur scène, souvenir d’un festival qui se fait vieux, souvenir d’un couple mythique, et surtout souvenir d’une expérience. Comme l’a dit Jaco Van Dormael dans Dreamers (documentaire réalisé par Noëlle Mesny Deschamps), «Les films n’existent pas sur les écrans, seulement dans la mémoire des gens.» Une énorme palme blanche surplombe la scène, rappel fantomatique d’une époque rêvée, pour un temps retrouvée. En attendant la «tachycardie collective» du 26 Mai, les sourires se figent. Les pronostics sont déjà conventionnels, à moins que… L’éternel retour.

Crédits photos : Huffington Post, captures d’écran, cérémonie d’ouverture du festival de Cannes, Canal +.

Benoît Maire et la dialectique du hasard à la galerie Cortex Athletico

À partir du 10 avril 2013, l’espace Parisien Cortex-Athletico mettra ses 110m2 au service d’une réflexion plastique originale. Entre philosophie et performance, rencontre avec le jeune artiste avant l’ouverture du lieu au public.

Le-fruit-est-defendu-cortex-athleticoPerdu à moitié dans le quartier de Rambuteau (Paris 3ème), je cherche des yeux entre les boutiques conceptuelles et les bars sombres quelle vitrine sera le 12, rue du grenier Saint-Lazare. Je m’imagine un lieu utilisé à contre-emploi, et entreprends déjà une comparaison fournie et intellectuelle sur le-dit choix. J’aperçois des galeries aux vitres immenses qui exposent leurs entrailles à la foule indifférente qui s’écoule sur le trottoir, exhibitionnisme racoleur. Faute d’évidence, j’utilise l’ultime arme de la géolocalisation et parviens à trouver mon chemin de traverse. Le centre Parisien Cortex Athletico est en réalité bien caché, au fond d’une cour intérieure, et derrière une porte vitrée, mais floutée.

g_CortexAthletico13BenoitMaire02aCortex Athletico, c’est un peu une histoire à l’envers. Association Bordelaise de 10 ans montée par Thomas Bernard, elle a inauguré sur la capitale le 15 Février 2013… une annexe. Novice du milieu Parisien, bien qu’installé dans la Gironde, M. Bernard a pris le pari d’emmener toutes ses éditions dans ces locaux, en même temps qu’il s’associe avec de jeunes artistes depuis bientôt trois mois.

Sirotant son verre de Perrier entre deux questions, vêtu d’un costume trois-pièces dépareillé (volontairement ?), dissimulant quelques traces de plâtre sur les doigts, Benoît Maire se prête gentiment au jeu du vernissage. L’effet général de cette exposition donne l’idée d’une installation de dernière minute : certaines photographies sont posées sur des planches de bois usagées, un cercle de pierre brisé côtoie des instruments ménagers. «Pour moi, s’il y a une raison d’être à l’art, c’est l’expérience. On convoque notre univers quotidien symbolique dans un assemblage singulier de formes. Cela ne peut se faire que par l’expérience, pour voir ce qui peut arriver.»

g_CortexAthletico13BenoitMaire03aLes œuvres sont à la fois plastiques, photographiques et picturales. La plupart prennent le dé comme figure principale. Pour l’artiste, le dé est un symbole de la dialectique : «Est-il dans l’action ou dans la représentation ? C’est pour son rapport à la performativité que le dé m’intéresse. Il y a un point névralgique dans cet objet». Certaines installations mettent également en scène des outils (silex à manche, niveau à bulles coupé), comme une invitation à une performance ? Pas vraiment : «Ce que j’aime dans la performance, ce n’est pas le spectacle ou l’événement. Je préfère l’idée que quelqu’un puisse l’utiliser à un moment ou à un autre, sans délimiter dans le temps cet acte.» S’il admet que certaines de ses installations ont souvent appelé à la performance par lui-même ou d’autres artistes, ce laboratoire-ci ne verra pas pour l’instant ce genre d’événement voir le jour.

Passé par la philosophie, Benoît Maire n’hésite pas à appliquer sa culture au monde actuel (notamment en reliant La logique des mondes d’Alain Badiou et Cloud Atlas). Il évoque des interrogations millénaires aussi bien que des questions-minutes, quitte à s’interpeller lui-même. La seule œuvre figurative de l’exposition, qui est un grand à-plat de couleur d’où de vagues formes humaines se détachent, n’a pour l’instant pas de signification exacte pour lui : «Je n’ai vraiment pas de prise sur cette chose. Je regarde formellement ce tableau, mais je ne le maîtrise pas. Je suis satisfait de cette peinture dans le sens où elle m’interroge.» S’il se considère encore un amateur en peinture figurative, il n’en reste pas moins un fin créateur de concepts.

Touche-à-tout esthétique, Benoît Maire défend l’art du bricolage, se donne lui-même des idées d’expositions futures à partir de celles qu’il présente sous nos yeux. Un coquillage en bronze installé ici dans une vitrine en plexiglas aurait pu se retrouver vissé à moitié au mur par l’embout le plus fin. Les idées bouillonnent, fusent, pétillent comme les bulles de son verre. Mais il est déjà temps de quitter l’émulation philosophico-esthétique pour la réalité de la brasserie. Un Perrier, s’il vous plaît !

« Benoît Maire : Le fruit est défendu », du 10 avril au 29 mai 2013, galerie Cortex Athletico, 12, rue du Grenier Saint-Lazare, 75003 PARIS, entrée libre.

Crédits photos : Visuel de l’exposition © Benoît Maire ; photographies de l’espace Cortex Athletico © Radio VL ; Not yet titled, Benoît Maire, 2013, Sérigraphie sur tissu, 130 x 230 cm, Courtesy galerie Cortex Athletico.

CANNES 2013 : Une affiche, un président et une projection confirmés

Pour sa 66ème édition, le festival international du cinéma de la Côte d’Azur distille au fur et à mesure des informations sur l’évènement, prévu pour la mi-Mai. À l’occasion de la publication du visuel officiel, résumons ces annonces.

SPIELBERG AUX COMMANDES

Steven SpielbergLe 28 Février 2013, le comité du festival de Cannes a annoncé Steven Spielberg comme président du jury. Une nomination tardive pour certains cinéphiles au vu de son parcours cinématographique. En comparaison avec le très engagé Nanni Moretti qui était le président de l’édition 2012, on s’attendra peut-être à un peu moins de controverse ou de prise de risque pour la cuvée 2013. Cannes sous la présidence de Spielberg ouvrira peut-être à une ou plusieurs master-classes du président, si son emploi du temps le lui permettra. Anecdote sympathique, Spielberg a cette année… 66 ans. Enfin, le choix d’un réalisateur ne constitue pas vraiment de surprise : depuis 1990, seuls 4 acteurs ont accédé à cette fonction, et tous étaient français (Gérard Depardieu en 1992, Jeanne Moreau en 1995, Isabelle Adjani en 1997 et Isabelle Huppert en 2009).

THE GREAT BAZ

The-Great-Gatsby-Opening-CannesLa sortie de l’adaptation de Gatsby le magnifique se fait désirer. Les premières images qui faisaient état du retour fracassant de Baz Luhrmann (Romeo+Juliet, Moulin Rouge!) après l’interminable Australia, en adaptation de Francis Scott Fitzgerald datent de Mai 2012. Pour concurrencer la version de 1974 avec Robert Redford et Mia Farrow, Luhrmann sort les paillettes, une photographie léchée, et un casting de prestige, bien que sans Nicole Kidman (Carrey Mulligan de Drive ou Shame, Leonardo Dicaprio et Tobey Maguire). Prévu au départ pour Noël 2012, la sortie a été décalée pour éviter la confrontation avec le Hobbit de Peter Jackson. Au final, Gatsby s’offre le luxe d’être projeté à Cannes en tant qu’ouverture du festival le mercredi 15 mai 2013, en même temps que son jour de sortie officielle. Les dés sont lancés.

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NEWMAN SE TAPE L’AFFICHE

Festival de Cannes 2013 - visuel

La communication du festival de Cannes continue sur la lignée de 2012, et propose un visuel à la fois glamour et rétro. Après les visuels flashys, extraits de films ou collages expérimentaux des années 2000, les affiches de Cannes étaient devenues très sombres. En 2008, David Lynch avait fait poser un sosie de Monroe en cachant ses yeux, symptôme d’un marché de la chair sans foi(e). Le summum de la nullité avait été atteint en 2010 : fond bleu, Juliette Binoche avec un pinceau-lumière et c’est tout. Depuis 2011, le travail sur le modèle plutôt que la typographie du texte a donné de belles réalisations (magnifique Faye Dunaway), quitte à occulter le message premier en 2012 avec Marilyn Monroe qui souffle une bougie en égérie. Cette année, l’équilibre entre les deux a été trouvé grâce à une photographie de Paul Newman et de sa compagne Joanne Woodward retravaillée par l’agence Bronx. Le visuel est en plus agréable à regarder, well done !

TO BE CONTINUED

Les informations iront crescendo jusqu’au 15 mai, date de début des festivités. Traditionnellement, l’ensemble du jury et des sélections seront dévoilés à l’occasion d’une conférence de presse à la mi-Avril. Restez connectés !

Crédits photos : DR, Breitbart.com, Warner Bros, Agence Bronx pour le festival de Cannes (Paramount Pictures), tous droits réservés,

Omar Sy annoncé au générique du prochain X-Men

Le jeune banlieusard d’Intouchables a été cité à l’instant comme l’un des acteurs du prochain épisode de la franchise Marvel. Bond de géant ou gouffre sans fond ?

OmarSy-620x343Le compte Twitter de Bryan Singer risque d’avoir beaucoup de succès, malgré sa centaine de tweets. En cette journée du 2 mars 2013, un des posts du réalisateur a soulevé de nombreuses réactions :

Thrilled to welcome the brilliant #OmarSy from the amazing film #TheIntouchables to the cast of #Xmen #DaysofFuturePast!

— Bryan Singer (@BryanSinger) March 2, 2013

(Traduction : « Ravi d’accueillir le brillant Omar Sy, génial dans Intouchables, au sein du casting de X-Men: Days of Future Past ! »)

BishopOmar Sy, qui doit donc sa célébrité au succès international d’Intouchables, serait au générique de la suite de la nouvelle franchise Marvel. Le jeu en vaut-il la chandelle ? Le Frenchie sera-t-il exploité pour son côté lourdingue ou y aura-t-il un vrai challenge à la clé ? Les pronostics évoquent pour l’instant le personnage de Bishop, principalement à cause de sa couleur de peau. Ce rôle est pourtant à l’opposé de ceux qu’a pu jouer Omar Sy jusqu’à aujourd’hui : Bishop est un militaire mutant qui peut absorber et décharger l’énergie sous plusieurs formes. Il vient du futur pour aider les X-Men à trouver un traître dans leurs rangs, ce qui expliquerait peut-être le titre du prochain opus.

Singer s’est tourné vers la genèse des X-Men avec l’excellent First Class en 2011. Est-ce que Days of Future Past se déroulera à la même période ? Omar Sy sera-t-il transporté dans les années 1970 ? Beaucoup de tergiversations pour un tweet, mais quand on parle de la deuxième personnalité préférée des Français en 2012, on ne compte pas.

Avant d’en savoir plus, florilèges de réactions sur Twitter :

Samuel Jackson a bien joué Nick Fury. Donc OMar Sy n’est pas obligé de jouer un mutant black. D’ailleurs sera-t-il un mutant ? #Xmen

— philippe guedj (@JohnPlissken) March 2, 2013

Sinon, ça me fait beaucoup rire d’imaginer Omar Sy dans le prochain X-Men. Pas méchamment. J’suis gentille. (Parfois). Même si bon, WTF.

— Pamplemousse (@Pamplemouche) March 2, 2013

 

Omar Sy dans le prochain X Men, ça le fait graaave!!! #Marvel

— David Dieng-Frey (@HeadhunterDav) March 2, 2013

Dans le prochain X-Men, Omar Sy aidera le professeur X à se changer.

— Jean-Michel Apeupré (@JMApeupre) March 2, 2013

Crédits photos : 20th Century Fox, AtomicAvenue.com, Imara Médias, Georges Jeanty pour Marvel Comics. Marvel Characters, Inc. © 1941–2013 (ALL RIGHTS RESERVED)

Twilight 5, grand vainqueur des RAZZIE® 2013

Chaque année, les Oscars récompensent les meilleurs performances cinématographiques de l’année. Qu’en est-il des plus mauvaises ? Les Golden Raspberry Awards s’en sont occupés.

razzieLes derniers seront les premiers

En réponse aux larmes de joies et aux défilés de mode sur les tapis rouges, John Wilson décide en 1980 de changer cette tendance. Pourquoi ne pas récompenser les plus nuls ? Après tout, ce ne sont pas toujours les meilleurs qui arrivent à faire le plus d’entrées.

Le palmarès du 23 Février 2013 est cependant largement dominé par Twilight: Breaking Dawn Deuxième Partie, qui totalise 7 récompenses : la plus mauvaise suite ou rip-off, les plus mauvais réalisateur, actrice principale, acteur secondaire, groupe d’acteurs mais également le plus mauvais couple pour Taylor Lautner et Mackenzie Foy. La récompense du plus mauvais acteur a été remporté par Adam Sandler dans Jack et Jill. Rihanna a même été promue pour sa première apparition dans Battleship.

Les Razzies, «la récompense la plus écologique au monde»

large_logoÉtrangement, peu d’acteurs ont assisté à la 33ème édition des Razzies, ou ont rêvé de gagner une de ces récompenses en forme de framboise dorée. Le fruit fait référence à l’expression ‘to blow a raspberry’ (littéralement «exploser une framboise»), qui n’a pas d’équivalent Français mais qualifie ce geste universel de dérision qui consiste à tirer la langue tout en soufflant dessous. Ne bénéficiant pas de présence médiatique, John Wilson en a souvent conclu avec humour  que ces récompenses étaient les plus vertes et les plus égalitaires.

La célébrité des Golden Raspberry s’est maintenue grâce à la culture du mauvais genre chez les cinéphiles underground (le scrutin est participatif). En 2005, elle a connu un pic avec Halle Berry : l’actrice venait de jouer dans Catwoman, et a obtenu le Razzie de la plus mauvaise actrice. Avec beaucoup d’humour, elle a assisté à la cérémonie et a même prononcé un discours. Plus récemment, David Eigenberg, qui joue Steve dans Sex & the City, s’est mis en scène lorsque la suite au cinéma a reçu plusieurs prix en 2011. La webculture du LOL promet de belles années aux Razzies.

Retrouvez le palmarès complet, les archives et les modalités d’inscription pour devenir un membre du jury sur le site officiel des Golden Raspberry Awards (en anglais)

Crédit photos : RAZZIE®, Summit Entertainment

BAFTA 2013 : la cérémonie, « Argo », classe ou pas classe ?

Le Royal Opera House (Londres) a accueilli ce dimanche soir la remise des prix des Césars à la sauce gravy. Sélection des meilleures interventions et des pires blagues cyniques.

The EE British Academy Film Awards in 2013Comme tout bon résumé de cérémonie, un article spécial BAFTA se doit de donner la liste exhaustive des lauréats. Mais dans une période où un clic nous fait apercevoir de façon officielle et fournie les gagnants, nous préférons nous demander : que penser de ces récompenses ? Ben Affleck et son Argo ont coiffé au poteau L’Odyssée de Pi et Lincoln pour les prix du meilleur film et du meilleur réalisateur. Ces deux favoris sont pourtant les mieux placés pour les Oscars. Un bruit de fond répandrait déjà la rumeur d’un changement de dernière minute en faveur de l’ex-Daredevil, heureux de trouver une consécration à son passage «au second acte». Tout innocent, il considère son premier acte d’acteur achevé.

Les préférés du Royaume-Uni, Les Misérables, ont remporté de nombreux prix techniques (dont les outrageusement grandiloquents décors dont nous reparlerons ultérieurement) et le meilleur second rôle pour Anne Hathaway, assurant le culte de la Grande-Bretagne pour le musical. Emmanuelle Riva a créé la surprise avec son prix de meilleure actrice pour Amour, ce qui la met en bonne voie pour le Kodak Theatre. Daniel Day-Lewis a reçu en toute logique le prix du meilleur rôle pour sa performance dans Lincoln. Sugar Man a quant à lui remporté le prix du meilleur documentaire. Enfin, grand absent des récompenses malgré les nominations, Zero Dark Thirty rentre bredouille.

Mais que seraient les BAFTA sans l’humour à l’Anglaise ? Exclusivement diffusée sur BBC1, nous avons choisi et classé quelques interventions croustillantes de la cérémonie selon le code du fameux Classe-Pas Classe. Enjoy.

PAS CLASSE
The EE British Academy Film Awards in 20131. Stephen Fry, le maître de cérémonie, égrène les noms des célébrités s’étant déplacées pour l’événement, dont Helena Bonham Carter. Il lance la fausse rumeur qu’elle aurait apparemment bu pour s’imprégner de son personnage lors du tournage des Misérables. Choquée, l’épouse de Tim Burton  prend un air à mi-chemin entre l’incompréhension et le mépris, ce à quoi Fry répond : «Excusez-moi, je rigole, je voulais dire qu’elle était bourrée tout le temps !»

2. Billy Connolly arrive sur scène pour remettre le BAFTA de la meilleure première création, le visage figé dans un flegme typique : «Vous ne pouvez pas imaginer à quel point je suis heureux de venir ici pour offrir (regarde la forme du prix) un masque mortuaire posé sur un bâton.»

mirren3. Helen Mirren, nommée dans la catégorie de la meilleure actrice dans un second rôle pour Hitchcock, a présenté son nouveau look : ses cheveux teints en rose bonbon. Les tabloïds Anglais travaillent déjà leur point beauté, visiblement plus intéressés par l’état du tapis rouge Londonien sous la pluie que du palmarès.

4. Tout ému de sa récompense en tant que meilleur acteur dans un second rôle dans Django Unchained, Christoph Waltz dédie la fin de son discours au réalisateur Quentin Tarantino : «Je voudrais remercier Quentin pour sa confiance qui a toujours été totale envers mon travail…(échange de regards) espèce de diable !»

5. Les premiers mots du réalisateur du feuilleton The Imposter Bart Layton pour son BAFTA de la meilleure première création : «Oh mon dieu, j’y crois pas ! D’abord, j’ai eu la chance de faire pipi à côté de Samuel L. Jackson et maintenant ça !»

6. Alan Parker, lauréat d’un BAFTA d’honneur, évoque sa carrière : «Je me disais, mais qu’est-ce que je pourrais bien dire comme discours si je gagnais un prix ? Et puis, dix années ont passé…»

The EE British Academy Film Awards in 20137. En guise de clôture de la cérémonie, Stephen Fry adresse aux téléspectateurs un : «Keep shooting your shorts» qui peut avoir une double signification : soit «n’arrêtez pas de réaliser des courts-métrages», soit «continue de trouer ton slip». Après avoir prononcé ceci, Fry détache un moment les yeux de son prompteur pour commenter «Ça risque d’être compris bizarrement».

CLASSE
1. Anne Hathaway, pour le BAFTA de la meilleure actrice dans un second rôle, qui lui a été remis par George Clooney : «Je suis tellement émue que je viens seulement de prendre George Clooney dans mes bras, ce qui est relativement stupide.»

2. Stephen Fry sur Lincoln : «J’ai été très touché de voir que j’avais été moi-même invité à participer à la réalisation du dernier Spielberg. Après relecture de mon mail, il s’est avéré que j’étais plutôt invité à m’inscrire à LinkedIn.»

3. Daniel Day Lewis, pour le BAFTA du meilleur acteur : «Pendant 50 ans, j’ai cru entendre à chaque fois que je me levais de n’importe quel siège une bande-son d’applaudissements.»

The EE British Academy Film Awards in 20134. Samuel L. Jackson, venu remettre le BAFTA du meilleur film : «On vous a dit que la moitié d’Hollywood était là ce soir. Et c’est vrai : ils étaient tous dans le même vol que moi ! J’ai cru qu’on allait tourner un remake de Des Serpents dans l’avion

5. Ang Lee monte sur scène lire le discours de Claudio Miranda, directeur de la photographie de son film L’Odyssée de Pi, qui a remporté le BAFTA mais n’est pas présent à la cérémonie : «La première partie parle généralement de son travail avec moi et de combien je suis un bon réalisateur, je vais donc sauter ce passage…»

6. Et parce qu’il n’y a pas plus classe que d’arriver à faire pleurer d’émotion lorsqu’on est pas sur scène, le prix des plus belles larmes revient à Jennifer Garner, Lisa Heslov (épouse du producteur Grant Heslov) pour Argo, et Bradley Cooper pour Happiness Therapy.

Crédits photos : PA Images, BAFTA Images (via FlickR)

Star Wars en vrai ? Réponse à une pétition de fans

 Le 14 Novembre, le site web de la Maison-Blanche a reçu une demande pour le moins cocasse : une pétition pour la création d’une étoile de la mort d’ici 2016. Plus de 34 000 signatures plus tard, le gouvernement Américain a décidé de répondre.

David L. de Logmont (Colorado) ou l’arroseur arrosé. Surfant sur le site « We the people » (branche participative de la Maison-Blanche), il a une idée sidérale : grâce à la fonction qui permet à tous les citoyens de soutenir ou créer des pétitions de tous genre, David a choisi de défendre le projet de construction d’une copie conforme de l’étoile de la mort, l’arme de destruction massive de Dark Vador. L’intérêt ? Développer la défense nationale sur le plan inter-galactique, défend-il le plus sérieusement du monde, et surtout créer de l’emploi et de la recherche.

cute-star-wars-darth-vader-and-son-5Samedi 12 Janvier 2013, les 34 435 signataires ont finalement eu une réponse du gouvernement, en la personne de Paul Shawcross (l’administration s’était en effet engagée à répondre à toute pétition qui atteignait 25 000 soutiens). De manière concise et claire, le responsable du dossier Espace et Science au ministère du budget avance, pragmatique, les trois points principaux de son refus. Grâce à la simulation de l’université de Lehigh (Pennsylvanie), la création d’une étoile de la mort avoisinerait le trilliard de dollars (850 trillions). De plus, la construction d’une arme de destruction massive aux commandes d’un seul homme ne correspond pas aux idéaux constitutionnels des Etats-Unis.

Non sans humour, M. Shawcross appuie sur l’inutilité du projet devant l’existence de robots–assistants, du même type qu’R2D2, ainsi qu’une station orbitale internationale, qui correspond déjà aux critères de l’étoile de la mort, la propension à exterminer en moins. Il conclut néanmoins par des encouragements pour le créateur de la pétition dans le champ de la recherche intergalactique. May the Force be with him.

Retrouvez l’intitulé, le nombre de signataires et la réponse intégrale du gouvernement sur la page officielle de la pétition (en anglais).

Crédits photos : Data Center Designs, extrait de « Darth Vader and Son » de Jeffrey Brown